07 janvier 2012
Très bonne année coquine !
J'ai failli oublier !
BONNE ANNEE A TOUS MES FIDELES LECTEURS ( et aussi aux visiteurs de passage, bien sûr) !
Une très bonne année coquine, donc, je vous le souhaite !
Et plein de bonnes choses, et tout, et tout...
Ce sont des "vieilles" photos aux thèmes déjà familiers, mais qui nomalement sont inédites - à moins que j'aie trop abusé des bonnes choses de ce début de nouvelle année...
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15 novembre 2011
Au rythme de Mériade - Chapitre 28
Résumé de l'épisode précédent : Mériade, passionnément animée par l'esprit de vengeance, met fin à la vie de Maxime. Avec ce geste, peut-être croyait-elle en avoir fini avec son passé ? Mais de retour dans le pays de son enfance, auprès d'Edouard, elle comprend avec amertume que l'évènement l'a traumatisée. Le passé est loin d'être enterré...
*
— Calme-toi Mériade... ça ne sert à rien de pleurer... reproche doucement Édouard.
Elle hoche la tête avec véhémence, le nez rouge, ses joues striées de larmes. Puis elle lève ses yeux noyés sur lui, le regarde d’un air affolé.
— Que vais-je faire, Eddie ? se lamente-t-elle. Je suis une meurtrière !
Edouard, assis à côté d’elle sur le canapé du salon, sent son cœur bondir dans sa poitrine, puis se serrer.
Jusque là, il avait eu envie de lui poser toutes sortes de questions, du genre de « Que fais-tu ici ? Pourquoi n’as-tu pas prévenu de ton arrivée ? Qui t’a mise dans cet état ? »…
Mais la principale question, désormais, il doit la poser d’une voix posée et neutre :
— Qui as-tu tué Mériade ? fait-il, les yeux rétrécis.
Un nouvelle série de sanglots la déchire, et elle ferme très fort les yeux, ses dents refermées sur sa lèvre inférieure.
— Maxime, Maxime ! hurle-t-elle dans un hoquet de bête blessée. Je l’ai tué ! J’ai tué ton fils ! Maxime ! répète-t-elle encore, d’une voix suraiguë.
Le sang se glace dans les veines d’Edouard, qui reste là, impuissant, à la regarder pleurer. La jeune femme cache son visage dans ses mains, balbutiant des mots incompréhensibles contre
ses paumes mouillées de larmes, son corps secoué de sanglots.
Puis elle pousse un cri de souffrance, bondit du divan, se lance contre le mur du salon. Se tape la tête contre le mur en hurlant. Edouard, paniqué, la rejoint en une seconde et la prend dans ses bras pour la serrer contre lui.
Elle hurle à nouveau, se débat, rejette son beau-père d’une poussée brutale, se jette à nouveau contre le mur. Un peu de plâtre se détache du plafond.
— Sarah ! appelle Edouard avec détresse, essayant d’apaiser la jeune hystérique. SARAH ! VITE !
*
— Tu vas mieux ?
Mériade a les yeux grands ouverts. Par la fenêtre nue, le jour commence à poindre contre la silhouette sombre de la forêt. La chambre est plongée dans une semi-pénombre. Edouard lui tient les mains, assis sur une chaise à côté de son lit. Elle le fixe. Longuement.
— Oui.
Edouard s’agite, semblant mal à l’aise.
— Bien. Tu... tu as… récupéré ?
— Oui.
Le silence s’installe, gonflé de terreur, d’incompréhension, de désespoir.
— Je ne me souviens plus m’être mise au lit, annonce Mériade, d’un filet de voix cassé.
— C’est parce que tu ne l’as pas fait, répond Edouard avec un sourire forcé, qui n’atteint pas ses yeux. J’ai fait venir le docteur, qui t’a administrée un calmant.
— Ah.
A nouveau, le silence, le silence, qui s’étire, qui s’étire...
— C’est arrivé quand ? demande Edouard d’une voix tremblante.
— Hier matin.
— Et... comment ça... s’est... passé ?
On dirait que les mots sortent difficilement de la bouche du quinquagénaire. Mériade se souvient soudain d’autres scènes semblables avec lui à son chevet, vieilles de tant d’années…
Années-lumière.
D’autres souvenirs, d’autres temps... d’autres vies.
Mais aujourd’hui, elle a tué son fils. Aujourd’hui, la voix d’Edouard ne rayonne plus d’affection, de sollicitude. La voix d’Edouard est gênée, réservée. D’ailleurs, il lui lâche les mains, comme involontairement.
Mériade se redresse péniblement contre ses oreillers.
— Il... il est entré dans mon appartement par effraction, dit Mériade d’une voix sèche. Il a commencé à... me frapper, à essayer de me violer... Je ne sais pas ce qui m’a prise... Je repensais à toutes ces fois où il... il...
Elle ferme les yeux. Deux grosses larmes tombent de ses yeux, roulant parallèlement le long de ses joues. Edouard détourne les yeux. Elle s’humecte les lèvres, poursuit :
— Il m’a encore frappée, et j’ai senti en moi... cette haine.... Une si grande haine ! Je l’ai repoussé, je l’ai giflé, puis j’ai réussi à bondir hors du lit et... j-j’ai…
— Tu as... ? insiste Edouard.
— J’ai pris le pistolet qu’il m’avait confisqué... Je l’ai pris, et j’ai visé... et j’ai tiré. Mon Dieu ! J’avais tellement envie qu’il meure Edouard ! J’avais tellement envie qu’il meure ! Je voulais le tuer, je voulais qu’il meure ! s’écrie-t-elle plus fort. Tu comprends ? Je ne pouvais plus... supporter qu’il... oh Seigneur, j’ai souhaité qu’il crève tant de fois dans ma vie! Et cette fois, je l’ai fait...
Le silence, qui s’étire, s’étire...
— Tu n’as pas à te justifier Mériade, commente Edouard d’une voix faible. Je sais ce qu’il t’a fait subir, je sais ce que tu as vécu avec lui.
Mériade regarde Edouard. Le côté droit de son visage est baigné de lumière naissante, tandis que ses yeux et son côté gauche demeurent toujours dans l’ombre. Il semble impassible.
— Où est le... corps ? demande encore son beau-père.
— Dans le coffre de la voiture, répond-elle d’une voix blanche. Oh Dieu Edouard, aide-moi !
Que vais-je en faire ?
Il se lève de la chaise, tourne autour du lit, l’air préoccupé.
— Ne t’occupe pas de ça, Mériade, rétorque-t-il d’une voix définitive. Ne t’occupe plus de rien. Plus jamais.
Elle veut ajouter quelque chose, mais il a déjà tourné les talons, et sort doucement de la chambre, désormais faiblement éclairée par le soleil matinal.
Elle reste étendue, et sent ses pensées s’égarer. Son corps est froid, lourd, elle a l’impression qu’elle ne pourra plus jamais faire un mouvement de sa vie. Sûrement un effet du somnifère...
Et Maxime... son rire... Phil... Maxime... Jonathan... son rire... le cadavre sur son lit... le sang... tout ce sang...
Avec un cri, Mériade se couvre les yeux des mains. Elle ne contrôle plus sa respiration, elle ne contrôle plus rien...
Je pensais que tu avais changé Mériade !
Jonathan... ses yeux qui pleurent... Jonathan...
— J’ai eu confiance en toi, Mériade ! Mais je ne te connais pas. Je ne t’ai jamais réellement connue. J’ai toujours su, quelque part au fond de moi, que tu ne m’appartenais pas. Que tu ne serais jamais réellement à moi, parce qu’il y a autre chose qui te retient, qui t’empêche de te donner totalement...
— C’est faux !
— C’était faux ! bégaye Mériade dans un sanglot irrépressible. Comme tu te trompais sur moi Jonathan !
— Il y a toujours eu une partie de toi que j’ignore... ce côté obscur que tu m’as toujours dissimulé…
— NON ! hurle Mériade. C’est faux ! Tu n’as jamais ouvert les yeux !
Mais après qui hurle-t-elle ? Quelque fantôme revenu la tourmenter ?
Mériade fouille sa chambre des yeux avec affolement, serre ses tempes entre ses doigts, le souffle court. Plus rien, elle ne contrôle plus rien... et la voix revient, caverneuse, déformée par le temps... comme un écho qui ne prend jamais fin...
— Ce côté obscur… que tu m’as toujours dissimulé !
— Je n’ai pas de côté obscur, je ne suis pas Dark Vador ! lance-t-elle d’une voix hystérique aux ombres de la pièce, couverte de transpiration dans ses draps trop lourds. Je ne t’ai pas tout donné parce que je n’avais rien d’autre à donner, Jonathan ! hurle-t-elle encore.
Tu n’es qu’un monstre, un égoïste ! Pourquoi tous les hommes veulent-ils s’approprier mon corps comme d’un simple jouet ? Je ne suis pas à vendre ! Il n’y a pas de prix pour m’avoir !
—Tu ne m’appartenais pas.... Tu ne serais jamais réellement moi… C’est toi qui ne vas pas dans ma vie... C’est toi, c’est toi !
— JE suis ce que JE suis ! Je n’appartiens à personne ! vocifère Mériade dans la chambre vide. Je ne donne que ce que vous êtes prêts à recevoir, que ce que je pourrais exiger en retour ! Pourquoi me livrerais-je pieds et poings liés à vous autres, pauvres ignares qui ne pensez qu’avec votre queue !
— On est bien dans l’écurie, non ?
Le rire de John, si franc, si contagieux… Le soleil qui filtre ses poussières d’or entre les planches... la chaleur, écrasante...
— Viens, allonge-toi dans le foin... Putain, ça pique ! …Que tu es belle Mériade...
Mériade le regarde, émerveillée. Son corps dénudé, offert aux paresseuses pépites de soleil, est souple contre Jonathan. Celui-ci y glisse ses mains habiles…
— Je t’aime... chuchote-t-elle.
— Moi aussi, je t’aime… Oh mon Dieu, que tu es chaude.... Ne me regarde pas ainsi… je perds le contrôle mon amour…
Leur souffle. qui se fait haletant…
— Viens plus près… suggère-t-elle, avec un sourire complice.
— Oui… tu aimes ça, non ? On n’est pas pressé, je peux prendre mon temps....
—... Huumm... Oui...
— Je sais que tu aimes ça.... C’est mouillé comme c’est pas permis, rigole John à voix basse.
—... Oui… gémit simplement Mériade.
Elle écarte les jambes... John se rapproche, va au-dessus d’elle, sa main rampant sur son ventre, s’activant dans la toison brune de son sexe...
—Hum, que tu mouilles fort... murmure-t -il Je vais plus loin ?
— Oh, oui !
— D’accord… c’est bon ?
— Oui !.... plus fort ! exige Mériade, se contorsionnant sous lui.
Bruit de ventouse, excitant... John halète très fort... elle, elle roule dans le foin, les cuisses écartelées, ses doigts serrés s’enfonçant dans la peau moite de l’homme... De son autre main, John dégage son sexe dressé…
— Enfonce plus loin... quémande-t-elle d’une voix hachée... Ouiii... plus loin... comme ça oui, oui... Ooh c’est bon ! C’est bon chéri, oui oui !
— Je t’en mets dans le cul aussi ? propose-t-il dans un soupir rauque.
— Oui… vas-y… je… Aaaah… hum…
Plus tard. Leurs jeux les ont conduits jusqu’au soir, la fraîcheur de la nuit s’installe dans l’écurie... ils reposent pêle-mêle sur le sol, doucement alanguis, parlant à voix basse.
— Quelle lune de miel magnifique, chéri… murmure Mériade, avec un sourire.
— Oui...
Entre les planches, un courant d’air entre et souffle sur le corps nu de la jeune femme. Elle frissonne, et aussitôt, comme doué de télépathie, John se déplace et la couvre de son corps chaud et lourd, avec douceur.
Il a son visage au-dessus d’elle, elle sent son souffle tiède contre son visage ; et malgré l’obscurité, elle peut presque lire l’amour qui déborde des yeux bruns de Jonathan.
Mais un battement de cils plus tard, ce n’est plus Jonathan au-dessus d’elle. C’est Phil… le corps de Phil, la tendresse de Phil, la sollicitude de Phil. Les mêmes yeux mais vert-jaune, le même nez, la même bouche ; et surtout, surtout, le même regard sur elle...
Le même regard...
Comme il ressemble à son père...
Le même regard. Et elle qui n’a rien vu…
Rien !
Mériade pleure toutes les larmes de son corps.
*
Quand Mériade se réveille, la chambre est à nouveau plongée dans l’obscurité. Elle cligne plusieurs fois des paupières, se demandant où elle est, avant de réaliser qu’elle se trouve au manoir.
Et qu’elle a tué Maxime.
Longtemps, elle reste étendue sur le matelas, les yeux fixés sur une microscopique fissure au plafond. Les cauchemars l’ont harcelée pendant tout son sommeil, comme des délires hallucinatoires. Elle se sent plus épuisée que jamais.
Et pourtant, il serait grand temps qu’elle se lève.
Et qu’elle affronte sa réalité.
Avec une grimace, elle s’assoit péniblement, jette un coup d’œil à sa montre, sur le chevet.
Il est plus de huit heures du soir.
Avec un soupir, elle place ses jambes sur le côté du lit, prend son élan, descend du lit. Le sol est froid sous ses pieds. Elle allume sa lampe de chevet, et à pas lents, se dirige vers sa penderie, où elle conserve toujours quelques vêtements, même quand elle n’habite plus au manoir. Elle dépose un pantalon noir et un chemisier en soie noire sur le lit.
Pensive, elle va jusqu’à la fenêtre. C’est le crépuscule. Il a dû faire gris toute la journée. Quel temps horrible pour la saison.
Longuement, elle contemple la campagne alentour, le jardin bien entretenu, la cime des arbres dans l’allée, et au loin, la forêt, noire dans l’obscurité naissante.
La forêt, songe-t-elle avec nostalgie.
— Tu aimes venir ici ?
— Oui, bien sûr. J’ai grandi ici. La forêt était le premier endroit où je venais jouer…
— Maxime t’accompagnait ?
Elle regarde John avec de grands yeux.
— Non, évidemment ! Maxime et moi n’avions aucun contact quand nous étions enfants.
— Eh ben, ça a bien changé depuis, rétorque Jonathan d’une voix aigre.
Mériade hausse les épaules.
Elle avait vécu tant de choses dans cette forêt... il y a si longtemps...
— Je te parie que ton endroit préféré, c’était là, juste sur cette souche. On a une vue panoramique sur la vallée, d’ici…
— Hum, tu as raison… mais c’est encore mon endroit préféré. Quand maman est morte, je venais souvent ici.
Il l’observe attentivement.
— Tu l’aimais beaucoup ? demande-t-il.
— Qui, ma mère ? Bien sûr, je n’avais qu’elle à part Edouard.
— Pourtant, il m’avait semblé que vous aviez du mal à vous entendre…
— Ma mère était très belle et le savait. Elle voulait faire de moi sa copie parfaite. Je n’en avais aucune envie, c’est tout.
— Elle a certainement eu du mal à accepter la relation exclusive que tu as avec ton beau-père, intervient Jonathan dans un haussement de sourcils.
— Elle ne paraissait pas s’en soucier. Comme elle ne se souciait pas de la relation que j’avais avec Max.
— Et pourtant tu l’aimais...
— C’était ma mère. Et la seule fille de mon entourage. Parfois, j’en avais assez de cet environnement de mecs.
John ne dit rien, mais la regarde fixement.
— Qu’est-ce qu’il y a ? s’amuse Mériade. Pourquoi tu me regardes comme ça ?
— J’ai envie de te faire l’amour ici, après tout, c’est ton refuge. Personne ne viendra nous déranger… murmure-t-il.
Elle détourne le regard, un sourire forcé aux lèvres.
— Eh bien, tu n’es pas le seul à y avoir songé, figure-toi !
Mériade s’éloigne brusquement de la fenêtre, les paupières papillonnantes, avise le fauteuil, s’y assied, songeuse. Elle préfèrerait oublier ces souvenirs, à jamais...
Mais l’image reste là, envahissante, projetée devant ses yeux, intense. L’image si dérangeante...
Mériade secoue la tête, tente de faire le vide dans son esprit. Rien à faire. La vision de la forêt a réveillé toutes ses expériences passées…
— Ah, c’est toi Sam ? fait une voix d’adolescente.
— Non, proteste tout haut Mériade, je ne veux pas me souvenir de ça. J’ai rayé ça de ma mémoire…
— Salut ma grande !
— Ah, c’est toi Sam ? fait une voix d’adolescente.
L’adolescente, c’est elle. Mériade revoit le soleil se coucher doucement derrière les collines, ses genoux pliés, dorés dans la lumière du crépuscule, ses cheveux bruns qui pendent, brillants, de chaque côté de ses épaules.
Mériade se lève du fauteuil, parcourt nerveusement la pièce. Un instant, la mémoire se dérobe, elle soupire de soulagement, s’allonge sur son lit. Mais bientôt, tout revient, avec une force effrayante, elle ne contrôle plus son passé, et il ressurgit, victorieux, reprenant toute la scène depuis le début.
—Salut ma grande !
—Ah, c’est toi Sam ?
Le soleil se couche derrière les collines. Ses genoux, pliés devant elle, reflètent la lumière orangée du crépuscule, de même que ses cheveux qui pendent de chaque côté de ses épaules.
Mériade, un sourire aux lèvres, se tourne vers Sam, debout face à la vallée, qui contemple les arbres et le ruisseau en contrebas. Il est entouré d’un halo doré de lumière.
Elle le regarde intensément, et il finit par tourner la tête et la fixer. Ses yeux verts brillent doucement. Il a ses mains dans les poches de son jean et il ne bouge pas.
Puis un sourire vient lentement éclairer son visage allongé, étirer ses belles lèvres. Il vient s’agenouiller devant Mériade, toujours assise sur sa souche ; et il sort les mains de ses poches pour les poser sur le tronc d’arbre, de chaque côté de Mériade.
Quand il penche la tête, elle sent la douceur de sa bouche sur la sienne ; et aussitôt, une petite langue pointue et nerveuse se glisse entre ses propres lèvres. Mériade pousse un soupir de satisfaction, sans s’en apercevoir, répondant passionnément au baiser.
Sam se rapproche d’elle, et c’est ses mains qu’elle sent, soudain, ramper sur son pull, tourner autour de ses seins assoiffés de caresses, s’en emparer avec une vigueur qui la surprend.
Leur baiser devient intensément érotique, excitant. Bruit de succion, brutal. Et Mériade éprouve la dangereuse sensation de flotter en l’air.
Un creux s’est formé dans son estomac, et à nouveau, elle ressent l’urgent besoin de toucher Sam. En glissant ses mains fines autour de sa nuque parfumée, la jeune fille sent les mains de Sam sous son pull, puis sous son chemisier ; toucher, enfin, sa peau nue.
Elles effleurent ses seins, libres de tout soutien-gorge, les caressent doucement, puis s’en saisissent à pleines paumes.
Mériade pousse un faible cri, les yeux violemment clos. Alors Sam reprend sa bouche, très fort. Elle se sent envahie par cette langue, comme s’il lui volait une partie d’elle-même.
Mais elle n’a pas le temps de s’attarder sur le baiser qu’une main de Sam, aux longs doigts agiles, rampe plus bas, sur son ventre ; écarte l’élastique de sa jupe écossaise d’étudiante, fourrage dans la culotte.
La jeune fille sent avec une acuité troublante le contact insistant de ses doigts entre ses poils fournis.
Ensuite, ce n’est plus les poils que les doigts farfouillent ; ils s’enfoncent entre les lèvres vaginales, tous les cinq, mais c’est l’index qui pénètre profondément la fente de Mériade.
L’adolescente se cambre, ses genoux pliés s’écartent de part et d’autre de Sam, tandis qu’il se rapproche d’elle et colle son corps au sien, sa bouche parsemant le visage tendu de Mériade.
— Tu aimes ? chuchote Sam tout contre sa bouche.
Elle hoche la tête d’un air égaré.
— Tu es toute chaude à l’intérieur, poursuit Sam, d’une drôle de voix rauque.
Mériade ne dit rien, tandis que l’index de Sam s’enfonce plus profondément. Il laisse son doigt enfoncé et immobile un moment, puis, dans un rythme lent, entame un petit mouvement de va-et-vient.
L’intimité de Mériade suinte déjà de désir. La jeune fille ouvre un peu plus les jambes, indifférente au vent qui pique ses cuisses nues. L’autre main de Sam s’est crispée autour de son sein, la respiration de l’homme s’est accélérée.
Mériade sent le plaisir entrer en elle ; dans un flot toujours plus grand.
— Aaah ! gémit-elle, s’abandonnant.
Face à elle, Sam s’excite. Son doigt s’enfonce plus vite, dans un bruit de ventouse impossible ignorer. La fente de la jeune fille est déjà très humide. Mériade tremble, ses mains serrées autour de la nuque de Sam.
Celui-ci se sent devenir moite sous ses vêtements. Son doigt pénètre une voie très ouverte et si brûlante qu’il y glisse également le majeur et l’annulaire, mourant d’envie d’y rentrer son sexe aussi fort qu’il lui serait permis de le faire.
Mériade pousse un cri d’exultation et se met à onduler du bassin, très excitée. Son ventre tremble fort.
Il se contracte brusquement quand, dans un geste adroit et rapide, après avoir dégagé sa queue de son jean, Sam l’appose contre la peau brûlante de Mériade, juste au-dessus du triangle noir du bas-ventre.
Mériade jette le visage en arrière ; Sam contemple ses lèvres humides et rosies par le plaisir, entrouvertes comme pour pousser un cri. Et le cri sort, vif et fulgurant, quand Sam, tenant fermement son sexe dressé, 1’enfonce profondément entre les jambes de la jeune fille, pénétrant comme un conquérant la place mouillée laissée par ses doigts, sous les poils.
— Samm ! balbutie Mériade, un frémissement courant sur son corps agité.
A moitié agenouillé devant elle, Sam ne dit rien, la fixant entre ses cils. L’adolescente fait descendre ses mains moites le long du dos de l’homme, sous la chemise, et finit par les glisser sous le jean, pour agripper les fesses nues, tendues, avec ses longs doigts de musicienne en herbe.
Sam se met à trembler, tandis que sa queue, lentement mais sûrement, se fait avaler par la cavité salée qui l’attire, inexorablement, vers le fond. Mériade, échevelée, roule subtilement des hanches, augmentant la savante pénétration, en douceur, tandis que ses mains poussent les reins de Sam à entrer plus vite en action.
Mériade halète violemment, semant dans le vent son souffle de bête en chaleur. Sam ferme les yeux, s’humecte la bouche, tel un prédateur contemplant la proie qu’il va dévorer.
— Ça va ? demande-t-il d’une voix hachée.
Mériade hoche la tête d’un air égaré sans le regarder, sans arrêter la houle de son bassin. L’homme se rapproche encore d’elle, ses mains crispées autour des cuisses écartées de Mériade ; puis il arque le bassin une fois, s’enfonçant profondément en elle, avant de s’enfoncer à nouveau, repartir et revenir en force, de plus en plus loin, collant ses reins à ceux de la jeune fille.
Celle-ci pleure de plaisir. Son visage est baigné de larmes. Sam accélère le rythme de ses poussées, la faisant vaciller sur la souche à chaque coup de boutoir, puissant, profond.
Elle gémit sans interruption, agrippée à lui. Dans un spasme de plaisir, elle resserre ses jambes autour de lui, les nouant dans son dos.
Sam la saisit à bras-le-corps, et sans la relâcher d’un pouce, la fait glisser de la souche pour l’allonger dans l’herbe fraîche, à leurs pieds.
Elle crie quand il la pénètre encore plus fort, plus loin, l’écrasant sous son poids. Elle a encore ses jambes autour de lui, essayant de le rapprochant plus en elle à chaque mouvement.
— Plus fort ? demande Sam dans un souffle.
Elle hoche la tête, les dents serrées. De la sueur coule de son front, et au-dessus de sa lèvre supérieure.
— Aah... aah... aah… exhale-t-elle faiblement à chaque poussée…
— Que se passe-t-il Mériade ? Tu as l’air bouleversé.
Mériade sursaute, sortant brutalement de sa rêverie. Sarah se trouve sur le seuil de sa chambre, et la fixe avec inquiétude.
— Il… il n’y a rien, Sarah. Je… je rêvassais, balbutie Mériade, la bouche sèche. Ecoute, je voudrais te dire…
Sarah s’approche d’elle lentement, ses yeux bleus la fixant avec circonspection.
Mériade soupire, puis se tourne à nouveau vers la fenêtre.
— Je voulais te remercier pour... tout ce que tu avais fait pour moi au cours de ces années, ajoute Mériade d’une voix douce.
— Ce n’est rien. J’y ai moi aussi pris beaucoup de plaisir, répond Sarah dans son dos.
Mériade esquisse un sourire nostalgique, puis au bout d’un moment, se retourne pour ajouter un mot. Mais son regard se heurte à la porte close. Sarah est repartie.
Aussitôt, Mériade voit le papier sur la commode, à droite de la porte. Papier blanc se détachant contre l’obscurité. Papier qui n’était pas là avant la venue de Sarah, elle en est sûre...
Et le coeur de Mériade fait un bond dans sa poitrine. Si Sarah l’a laissé là, c’est pour une bonne raison. Or, Mériade ne voit pas pourquoi son amie ne lui en a pas parlé avant de sortir.
Elle descend du lit et se dirige à grandes enjambées vers la commode, saisit la note d’une main tremblante. Un nom. Une adresse. Maxime. Ici, un peu à l’écart de la ville, dans un petit village, dont le nom ne lui rappelle rien.
Dans un réflexe, Mériade ouvre la porte, jette un coup d’œil dans le couloir. Personne. Sarah s’est bel et bien évanouie dans l’obscurité du manoir.
Mais enfin, pourquoi… ?
20 octobre 2011
Mes nuits sont plus chaudes que vos jours
Ces temps-ci, voilà donc que je me mets à rêver ce que je ne peux, en journée, réaliser dignement.
Mes fantasmes, baillônnés le jour, me crient dans le confort tiède de mes draps, de - pardonnez ma vulgarité soudaine - baiser. Baiser baiser baiser.
En même temps, je précise quand même, j'aime ce mot, baiser. Selon son sens, il magnifie ce contact humide à la fois doux, suave, passionné, tendre, complice, dominateur, séduisant, agressif, sauvage, soumis... entre les chères et si douces lèvres humaines.
(J'aurais peut-être pu oublier le caractère humain de nos bouches, je réfléchis mais ne trouve pas d'animal doté de lèvres ! Si je suis inculte, aidez-moi en commentaires, fidèles lecteurs).
Plus qu'un contact physique, le baiser est un élan qui rapproche deux âmes. Peu importe donc, en général, qu'il soit léger, ou bref, ou au contraire, humide d'une langue avide.
Ce qui compte, c'est ce mouvement de l'autre qui se rapproche de vous, cette envie de partager l'indicible sentiment qui le lie à vous.
Il cherche alors à faire partie de vous, juste une seconde ou plusieurs minutes, et trouve tout naturellement l'endroit intime - le plus intime après votre sexe - qui est votre bouche.
Deux bouches se soudent : c'est la rencontre la plus sensuelle qui puisse exister.
Oh oui, je fantasme grave. Sur les baisers. J'y pense trèèès souvent.
Et puis il y a ce terme un peu cru, prononcé toujours pareil, mais qui n'a plus grand chose à voir avec le premier. Sauf, évidemment, qu'après la rencontre de vos bouches, c'est celle de vos sexes. Mais je dirais que l'élan qui pousse vos deux sexes l'un vers l'autre n'est pas le même que celui qui fait que vos lèvres se rencontreront.
C'est beau, et puis aussi c'est animal, excitant, magique. Argh.
Je veux.
Bref bref, me voici donc installée confortablement dans mon lit, quand soudain Patrick Swayze débarque, bronzé, charmeur, en tant que barman dans le restaurant où nous sommes installés.
Oui oui, tout à fait, la magie du rêve fait que Patrick est de retour, en pleine santé et dans sa superbe jeunesse, juste pour me baiser, c'est comme ça, ne soyez pas jaloux.
Se passent alors les deux choses qui me hantent constamment en ce moment - la magie de "baiser" se ramène en force.
Premièrement, Patrick et moi tombons immédiatement et instantanément amoureux l'un de l'autre - même si lui, pudique et mystérieux, se montre un peu plus réservé, en tout cas devant les autres. Bah, après, je comprends, c'est pas évident évident de venir me prendre sauvagement comme un hussard sous le nez de ma famille.
(Oui, je suis en famille, ne cherchez pas).
(Puis c'est pas trop compréhensible de mon côté, vu que j'ai jamais fantasmé sur Patrick Swayze... enfin bon, il ne faut pas contrarier le destin).
Quand je parle d'amour, c'est le truc de malade. J'oublie tout ce qui m'entoure, et tous ceux qui m'entourent. Peu importe qu'il y ait un homme à mes côtés qui ait partagé ma vie et à qui j'ai peut-être promis un amour éternel - dans mon rêve, la brûlure de mon amour pour Patrick ensiège mon coeur et l'embrase dans un même mouvement, effaçant brutalement tout ce qui y survivait comme autre sentiment avant lui. Dingue.
Il se passe des trucs banals, on est dans un restaurant, je rappelle. Nous partageons lui et moi des regards de fous furieux frustrés (le clan des FFF a encore sévi).
Enfin, nous voilà réunis, certainement dans l'arrière-cuisine. Voilà qu'on échange quelques propos plus ou moins intéressants, avant de nous retrouver aggripés sauvagement l'un à l'autre, partageant donc ce moment intime - et dans ce cas précis, passionnément irrationnel - en nous embrassant comme jamais nous n'avions embrassé quiconque.
(enfin, moi, en tout cas)
Sa bouche est chaude, accueillante, sa langue, toute saisie de son objectif principal -à savoir me posséder - s'acharne avec la mienne à créer cette merveilleuse sensation qui fait qu'on a l'impression de ne plus toucher terre.
Et même, de ne plus exister autrement que par cet enivrant baiser qui fait palpiter nos coeurs.
Je glisse mes mains sur sa peau brûlante - Patrick est, comment souvent dans ses films, vêtu d'une simple chemise de coton, ouverte en grand sur son torse bronzé (v'là le cliché mais c'est comme ça, ne soyez pas jaloux, j'ai dit !) - et je m'approprie donc ce corps magnifique, affermi par les muscles qui se dessinent harmonieusement comme sur un gladiateur antique. Genre, même, il aurait de l'huile sur le corps que ça m'étonnerait pas.
Attention, Pat n'est pas ce combiné endimanché de couilles et d'esprit efféminé. Au contraire, sa virilité et sa puissance mâle étouffent en moi tous les mots que j'aurais pu utiliser pour décrire cette scène, magique, excitante, sensuelle.
Bon, après, vous vous doutez bien, lecteurs pervers, qu'on s'est vraiment mis à baiser, cette fois. J'étais au-dessus, je dominais la situation, et surtout je me menais, presque toute seule, sur ce pic à la fois tendre et dur, chaud et humide, vers des plaisirs toujours plus grands.
Y avait une histoire, quand même, c'était pas que de la baise pure et dure (dure ! ha ha !) vu qu'il y avait un scénario d'espionnage et un truc avec des sous-marins (merci Stéphane Bern pour ce bouquin de secrets d'histoire qui me fait passer de drôles de nuits en ce moment).
Ayyaaa ! Ces nuits torrides qui me ravissent ! Si seulement la vie pouvait m'offrir des moments aussi intenses, je pourrais mourir heureuse.
(En plus, j'ai baisé avec Patrick Swayze, que demander de plus).
A bientôt lecteurs ! Si vous avez apprécié ce petit message d'aujourd'hui, c'est que vous êtes bien conciliants, ha ha ha...
01 octobre 2011
Ajout...
... De quelques photos inédites dans l'album clair-obscur, que je vous invite encore une fois à regarder !
C'est un des albums photos que je préfère, de loin !
28 septembre 2011
Manque de temps
... Mais pas d'envie, je vous offre donc ces clichés réalisés récemment, pour vous montrer que je ne vous oublie pas !
Faites-moi part de vos petites réflexions ! J'ai essayé un nouvel effet photo qui assombrit un peu, mais je les voulais comme ça.
Et l'histoire de Mériade revient très bientôt !
23 septembre 2011
Ouvrons...
Ouvre les yeux, réveille-toi ;
Ouvre l’oreille, ouvre ta porte :
C’est l’amour qui sonne et c’est moi
Qui te l’apporte
Ouvre la fenêtre à tes seins ;
Ouvre ton corsage de soie ;
Ouvre ta robe sur tes reins :
Ouvre qu’on voie.
Ouvre à mon coeur ton coeur trop plein
J'irai boire sur ta bouche !
Ouvre ta chemise de lin :
Ouvre qu'on touche
Ouvre les plis de tes rideaux :
Ouvre ton lit que je t'y traîne
Il va s’échauffer sous ton dos
Ouvre l’arène
Ouvre tes bras pour m’enlacer :
Ouvre tes seins que je m’y pose ;
Ouvre aux fureurs de mon baiser
Ta lèvre rose !
Ouvre tes jambes ; prends mes flancs
Dans ces rondeurs blanches et lisses ;
Ouvre tes genoux tremblants…
Ouvre tes cuisses
Ouvre tout ce qu’on peut ouvrir :
Dans les chauds trésors de ton ventre
J’inonderai sans me tarir
Sire de Chambley
17 septembre 2011
Par le trou...
Chers Lecteurs,
Parce que c'était l'été - enfin, il paraît
Parce que c'était l'amour - qu'il dure toujours
Parce que c'était la pluie - quel ennui
Parce que c'était l'envie - vers des paradis
Parce que c'était la fuite - partir, vite
Parce que c'était la flemme - ah, que je l'aime
Parce que c'était la vie quoi
Je suis partie... longtemps.
Un peu trop longtemps, si j'en crois le désert qu'est devenu mon blog.
Où êtes-vous tous partis ?
Personne ne m'a réclamée, je suis donc si inutile...
Du coup, je me demande... si vous regardez par le trou de la serrure... Vais-je ou non pousser la porte pour revenir vers vous ?
Ah ! Cela tient à peu de choses...
Envies d'avis ?
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